Le coin de l’entrepreneur – PSEJ https://www.psej.net Programme Sénégalais pour l'Entrepreneuriat des Jeunes Sun, 19 Dec 2021 17:59:44 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 Ouverture de la 29e édition de la FIDAK https://www.psej.net/2021/12/12/ouverture-de-la-29e-edition-de-la-fidak/ Sun, 12 Dec 2021 17:47:00 +0000 https://new.psej.net/?p=1976 Le ministre du Commerce et des Petites et Moyennes entreprises, Aminata Assome Diatta, a procédé, lundi, au lancement officiel de la 29e édition de la Foire internationale de Dakar (FIDAK), organisée par le Centre international du commerce extérieur du Sénégal (CICES).

’’Promouvoir l’agrobusiness pour un développement économique et social durable’’ est le thème de la présente édition dont le pays invité d’honneur est le Pakistan. Elle est organisée en même temps que la 17e foire commerciale des Etats membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), une manifestation que le Sénégal avait déjà abritée en 2017.

Au total, ’’vingt-neuf nationalités, dont deux en provenance des pays membres de la CEDEAO, prennent part à cette importante manifestation, vitrine de notre savoir-faire, et facteur d’intégration à travers la diplomatie économique’’, a souligné Aminata Assome Diatta.

Revenant sur le thème de cette édition, elle a déclaré que l’agrobusiness doit être un pilier de développement économique afin de favoriser la création d’emplois pour une rupture totale des inégalités.

Les réflexions vont porter sur ’’les enjeux et défis de développement du secteur’’, lequel, dit-elle, nécessite ’’toute une réforme de la chaîne de valeur, à travers une ’’modernisation des techniques et procédures plus adéquates pour faire face à la concurrence mondiale, tout en préservant l’environnement, sans pour autant perdre de vue, l’enjeu de la souveraineté alimentaire.’’

Elle estime que la Fidak, de par son expérience, et de par ses innovations à venir, constituera un levier important pour la promotion de cette activité, moteur de développement de l’Afrique’’. Elle contribuera aussi, dit-elle, à la valorisation de la production nationale, en prenant en compte les spécificités de chaque région.

A ce propos, le directeur général du CICES, Salihou Keita, a annoncé que des partenariats sont en cours avec les chambres de commerce des quatorze régions du Sénégal, pour diversifier et délocaliser la FIDAK qui, selon, lui ne doit plus être circonscrite à Dakar uniquement.

’’Et dans cette dynamique de moderniser et d’innover la foire, nous avons envisagé, dès 2022, des foires dédiées, délocalisées à l’intérieur du pays en prenant en compte des potentialités de chaque région’’, a-t-il déclaré.

Il en sera ainsi, selon lui, de la foire de l’arachide à Kaolack, la foire de la pêche et de l’aquaculture à Mbour et à Thiès, la foire du riz à Saint-Louis et celle de l’automobile à Dakar.

Elle a par ailleurs annoncé la réhabilitation prochaine du CICES pour répondre aux atteintes légitimes du public.

Selon lui, la direction du CICES s’est ainsi résolument inscrite dans une dynamique de professionnalisation de la FIDAK, à travers un changement de paradigmes, pour aller vers une meilleure gestion des aires d’exposition, sans en exclure le secteur informel.

Le maire de la ville de Dakar, Soham El Wardini, tout en se réjouissant de la bonne organisation de cette vitrine de l’économie nationale et de l’inventivité du pays, a également invité les différents visiteurs et exposants au respect des mesures barrières pour endiguer la pandémie de Covid-19 qui a été à l’origine de ces deux années de suspension de la foire.

MK/AMN/ASG

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Ces entrepreneurs qui ont réussi sans argent https://www.psej.net/2021/10/12/ces-entrepreneurs-qui-ont-reussi-sans-argent/ Tue, 12 Oct 2021 16:33:00 +0000 https://new.psej.net/?p=1962 Entreprendre un projet sans argent paraît invraisemblable et pourtant, de nombreuses personnes y sont parvenues, parmi lesquelles d’illustres patrons qui ont fondés leur empire en ne partant de rien.

Leurs seuls atouts sont généralement l’ambition et leur sens inné des affaires. Pour réussir, faut-il alors compter sur la chance ou plutôt se lancer en tentant le tout pour le tout?

L’ambition de Jean-Pierre Lutgen

L’ambition et l’audace sont des guides fiables pour ceux qui veulent entreprendre et entrer dans le milieu du business avec succès. « Je ne veux pas faire du Zola, mais j’ai démarré avec zéro de trésorerie », lance fièrement Jean-Pierre Lutgen à la presse, après avoir conduit son entreprise Ice Watch au sommet. Cela, grâce à la vente de montres flashy qui ont convaincu immédiatement un public jeune. L’entrepreneur belge a même réussi à détrôner les horlogers suisses en 2014, avec un chiffre d’affaires de 323 millions d’euros!

L’acharnement de François Pinault

Que dire du succès de François Pinault qui a prit la relève de la petite scierie familiale pour en faire un référence mondiale. Son travail acharné et le goût des affaires lui ont permis de s’introduire sur le marché du luxe. A la tête du groupe PPR dont il est l’actionnaire majoritaire, il multiplie et diversifie ses activités en achetant des entreprises tels que Conforama, le Printemps, la Redoute etc… L’empire Kering dont il est le fondateur, fait de lui l’une des plus grosses fortunes de France et d’Europe.

L’audace de Louis Le Duff

D’autres ont abandonnés leurs emplois pour créer leurs enseignes, à l’instar de Louis Le Duff qui a quitté l’étoffe de Maître conférencier à l’université de Rennes, pour se lancer dans la restauration et créer La Brioche Dorée. Une réussite impressionnante en raison du milieu modeste dont il est issue. Partie de rien, La Brioche Dorée est aujourd’hui implantée dans plus de cent quarante pays. On peut également citer parmi les entrepreneurs à succès, le couple Armelle et Dominique Sialelli, des amateurs de bière qui se sont lancés en inventant la Pietra, pour le plaisir de pouvoir s’offrir une bière corse, qui semble maintenant devenue un symbole pour la Corse

Utiliser le web comme Nick d’Aloisio

Internet est certainement l’un des secteurs d’activité qui offre aujourd’hui le plus d’opportunités pour les entrepreneurs qui veulent créer leur affaire sans investir trop d’argent. À condition de posséder suffisamment de compétences dans un secteur d’activité et de savoir utiliser les moyens de communications du net, il semble possible de se promouvoir à moindre coût. Alexandre Dreyfus défrayait déjà la chronique avec sa création « Webcity » à l’âge de 19 ans! Le record revient sans doute au génie de 17 ans, Nick D’Aloisio, devenu millionnaire avec son application Summly et sa start-up vendu à Yahoo. Ce jeune entrepreneur affirme qu’il n’a pas peur de réussir et que rien n’est impossible.

Les entreprises qui ont réussi sans argent sont nombreuses. Les petits projets portés par des entrepreneurs ambitieux et passionnés par leur métier sont devenus des groupes phares de l’économie. L’argent n’est pas un frein à la réussite. Seule la peur d’entreprendre peut empêcher d’innover et de s’adapter aux besoins du marché. Entreprendre c’est convaincre et fidéliser une clientèle grâce à son talent dans un domaine précis et, comme le dit le dicton : qui ne tente rien n’a rien.

SOURCE : https://www.dynamique-mag.com/

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Ces entrepreneurs africains qui aident à relever le défi du développement https://www.psej.net/2021/10/10/ces-entrepreneurs-africains-qui-aident-a-relever-le-defi-du-developpement/ Sun, 10 Oct 2021 17:53:00 +0000 https://new.psej.net/?p=1979 Entrepreneuriat africain (1/3). Les entreprises à vocation sociale ou environnementale sont les mieux placées pour fournir des « services essentiels et de qualité », selon la Banque mondiale.

Quel est le point commun entre les sociétés mPharma, Easy Solar et Sanergy ? A priori pas grand-chose, sinon qu’elles opèrent toutes les trois sur le continent africain. La première, fondée par un entrepreneur ghanéen, est active dans le domaine de la santé. Elle négocie auprès des géants pharmaceutiques pour casser les prix des médicaments et offrir des traitements accessibles au plus grand nombre dans huit pays africains. En juin, mPharma a été identifiée par le World Economic Forum comme l’une des 100 start-up pionnières de la tech mondiale.

Easy Solar, elle, est positionnée dans le secteur de l’énergie. Son cœur de métier : fournir de l’électricité propre et bon marché à quelque 550 000 foyers isolés en Sierra Leone et au Liberia, grâce à des appareils autonomes fonctionnant à l’énergie solaire. Pendant la pandémie de Covid-19, l’entreprise s’est efforcée de maintenir son service en envoyant des jours d’électricité gratuits à ses clients. En 2018, sa cofondatrice, la Sud-Africaine Nthabiseng Mosia, avait été classée par le magazine Forbes parmi les 30 jeunes entrepreneurs les plus prometteurs du continent.

« Un nouveau type d’acteur »

Au Kenya, la société Sanergy mêle hygiène et recyclage. Dans les bidonvilles de Nairobi, cruellement dépourvus d’installations sanitaires, elle place des toilettes sèches dont elle récupère ensuite le contenu pour en faire de l’engrais et élever des mouches dont les larves servent à fabriquer de l’alimentation animale. Sanergy est en lice pour le nouveau prix Earthshot, lancé au Royaume-Uni par le prince William, pour récompenser des solutions apportées à la crise climatique.

Chacune est spécialisée dans un domaine différent, mais ces trois entreprises ont en partage une philosophie : la rentabilité n’est pas leur seul horizon. Leur vocation est d’abord sociale ou environnementale. Combien sont-elles en Afrique, ces sociétés tournées vers les populations les moins bien loties ? Les statistiques manquent pour cerner l’ampleur du phénomène. Mais « les entreprises sociales ont émergé comme un nouveau type d’acteur du développement », résumait la Banque mondiale dans un rapport publié en 2017.

Il faut dire que la palette des besoins est infinie sur le continent le plus pauvre du monde. En matière énergétique, plus de la moitié de la population africaine, particulièrement dans les campagnes, est toujours privée d’électricité. Faute d’infrastructures et de moyens pour l’école, une femme sur deux ne sait ni lire ni écrire dans la zone d’Afrique subsaharienne. L’accès aux soins et à l’hygiène est une gageure pour les communautés les plus démunies.

La liste est encore longue et les acteurs traditionnels, tels que les gouvernements, la société civile ou les entreprises à but purement lucratif « ont été jusqu’ici incapables de résoudre le problème de la fourniture de services essentiels et de qualité », constatait la Banque mondiale dans son rapport. De quoi laisser le champ libre aux entrepreneurs soucieux de développement.
Pauvreté extrême en hausse

Ces problématiques sont démultipliées à l’ère du Covid-19. Avec la crise sanitaire, la pauvreté extrême est en hausse sur le continent, pour la première fois en plus de vingt ans. Des millions d’emplois ont été détruits, alors même qu’au cours des deux prochaines décennies, 450 millions de jeunes Africains devraient venir grossir les rangs de la population active. Le défi de l’emploi n’a jamais été plus pressant.

Sur ce terrain-là également, les entreprises à vocation sociale ont un rôle à jouer. « Nos recherches suggèrent qu’elles sont plus susceptibles que les entreprises traditionnelles à but lucratif de donner la priorité à la création d’emplois », écrivait le British Council dans un rapport publié fin 2020. Attentives à recruter au sein des communautés vulnérables – parmi les femmes, notamment – et fréquemment investies dans le secteur éducatif, « les entreprises sociales en Afrique subsaharienne atténuent l’impact du Covid-19 sur l’emploi et le maintien des moyens de subsistance », estime l’organisme culturel britannique, qui a mené l’enquête dans dix pays africains.

Encore faut-il, pour ces sociétés, trouver les moyens de mener leur mission sur le long terme. Certaines ont su s’approprier avec succès les outils du numérique ou compter sur le soutien des bailleurs internationaux qui s’intéressent de plus en plus à ces relais locaux du développement. Mais elles sont nombreuses à buter sur des problèmes de financement, d’infrastructures ou d’incertitude réglementaire. Les même défis auxquels sont confrontées le reste des PME africaines et qui les empêchent trop souvent de réaliser pleinement leur potentiel.

Marie de Vergès

LE MONDE

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